Identifier vos déclencheurs alimentaires SII
Identifier vos déclencheurs alimentaires sur la base d'un ressenti est trompeur — le cerveau cherche des patterns là où il n'y en a pas. Nutae utilise des tests statistiques pour distinguer les vraies corrélations des coïncidences.
Pourquoi le ressenti se trompe
Un verbatim courant chez les patients SII : « Les aliments qui apparaissaient dans mes pires jours apparaissaient aussi dans mes meilleurs jours ». C'est le piège classique du journal subjectif : on se souvient d'un mauvais épisode après un repas, on oublie les bons épisodes après le même aliment.
Pire : les apps grand public qui affichent une « tendance » dès 3 occurrences vous trompent. Trois fois sur dix où vous avez mangé du pain et eu mal au ventre — c'est peut-être juste une coïncidence. Sans test statistique, impossible de trancher.
La méthode statistique Nutae : Fisher + Mann-Whitney + BH-FDR
Nutae applique trois outils statistiques bien établis. Test exact de Fisher pour mesurer si l'association entre un aliment et un symptôme est significative (en tenant compte de la taille de l'échantillon). Test de Mann-Whitney U pour comparer l'intensité des symptômes selon que l'aliment est présent ou absent.
Et surtout : correction Benjamini-Hochberg (BH-FDR) pour gérer les comparaisons multiples. Quand on teste 30 aliments à la fois, le hasard fait apparaître 1 ou 2 fausses associations significatives. BH-FDR les écarte. Résultat : ce qui reste affiché comme déclencheur a une vraie base statistique.
- Test exact de Fisher (association catégorielle)
- Mann-Whitney U (intensité)
- Correction BH-FDR (élimination des faux positifs)
- Tout est calculé sur votre téléphone — aucune donnée envoyée à un serveur tiers
Évidence forte, modérée, à confirmer : sortir du binaire
Nutae ne se contente pas de dire « cet aliment est OK / pas OK ». Chaque déclencheur potentiel est gradué par niveau de preuve statistique : preuve forte (probabilité très élevée), preuve modérée (probabilité significative à confirmer), à confirmer (signal trop faible pour conclure — continuez à logger).
Cette granularité évite deux pièges symétriques : éliminer un aliment sur un signal faible, ou ignorer un déclencheur réel parce que la preuve n'est pas « parfaite ».
Quand cette méthode atteint ses limites
Nutae n'est pas un dispositif médical. La méthode statistique fonctionne bien pour les déclencheurs alimentaires courants (lactose, gluten, oignon, fructose). Elle est moins efficace pour les déclencheurs non alimentaires (stress, sommeil, cycle menstruel) — ces variables nécessitent un suivi plus large que Nutae ne couvre que partiellement.
Toujours partager vos observations Nutae avec votre médecin avant un protocole d'éviction prolongé.
FAQ
Pourquoi pas une IA qui « apprend » mes déclencheurs ?
Une IA black-box vous dit « telle chose est probable » sans pouvoir justifier. Nutae montre la probabilité chiffrée et le niveau de preuve statistique. C'est crucial pour discuter avec votre gastro et éviter d'éliminer un aliment sur un signal artificiel.
Combien de repas faut-il logger pour avoir des déclencheurs fiables ?
Premiers signaux dès 7 jours. Déclencheurs probables à 14 jours. Tendances solides à 30+ jours. Plus vous loggez régulièrement, plus la précision statistique augmente.
Et si je ne vois aucun déclencheur ?
C'est une information utile : vos symptômes ne sont peut-être pas directement liés à des aliments spécifiques mais à des facteurs comportementaux (rythme, stress, sommeil), ou à un sous-type de SII moins répondant à l'éviction. À discuter avec votre médecin.